Des instants de poésie pour aider la recherche sur les tumeurs cérébrales

Un trio inspiré : Virginie Bédrine au violoncelle donne du relief à toutes ces chansons. Sébastien Ducher, aux claviers, se fait aussi chanteur.
Un trio inspiré : Virginie Bédrine au violoncelle donne du relief à toutes ces chansons. Sébastien Ducher, aux claviers, se fait aussi chanteur.

Le trio Bellego a magnifiquement revisité Ferré.

Le trio Bellego (Virginie Bédrine au violoncelle, Sébastien Ducher aux claviers et Serge Bellego, chanteur) a repris les chansons de Léo Ferré, vendredi soir, à la MPT du Moulin-Vert. Répondant à l’invitation de l’Association Oligocythe Bretagne Ouest, qui récolte des fonds pour la recherche sur les tumeurs cérébrales, le public était venu très nombreux et n’a pas ménagé ses applaudissements.

Léo Ferré et les poètes, c’est le thème choisi par Serge Bellego, qui a, durant une heure et demie, interprété des chansons éternelles. Un répertoire qui convient tout à fait bien à ce talentueux trio. Le chanteur retrouve parfois les gestes, les expressions de Ferré, mais son interprétation est le plus souvent très personnelle. Alors, public ne peut que se laisser aller, frissonnant parfois à l’écoute du dramatique « Monsieur William », ou de l’émouvant « Mon Camarade ». « L’Affiche Rouge » texte d’Aragon, musique de Léo Ferré, rend hommage aux résistants du groupe Manouchian et rappelle des heures sombres. Mais, dans ce concert, il y a aussi des instants « malicieux » comme ce « Temps du Plastique » écrit en 1956, qui apparaît un peu décalé aujourd’hui…

Excellents musiciens

Virginie Bédrine au violoncelle, donne du relief, de la nostalgie ou de la joie à toutes ces chansons. Son violoncelle accompagne, toujours juste et souvent délicat, la voix du chanteur. Sébastien Ducher, aux claviers, se fait aussi chanteur, il forme au gré du répertoire, un duo avec Serge Bellego, engage des dialogues avec lui et c’est toujours bienvenu. À tous moments, on sent le Trio complice, uni, complémentaire. Et l’on se dit que chanter Ferré dans cet accompagnement et dans ces arrangements, c’est rudement bien, tout simplement parce que ça donne à ces chansons éternelles d’autres très belles couleurs.
Deux bis concluent la soirée.

le-telegramme

Article publié le 26 janvier 2020
Éliane Faucon-Dumont